Cyclisme
sur piste

Un départ éprouvant

Mes débuts en cyclisme

Ce n'est qu'à l'été 2010 que j'ai découvert le club de cyclisme d'Ottawa, soit l'Ottawa Bicycle Club. Je cherchais à améliorer mon endurance dans le but de finir en force mes courses de patinage de vitesse. Ma première saison de vélo de route était une initiation aux rudiments, comme la façon de se disposer dans un peloton, de suivre le fil du cycliste qui précède, de demeurer dans sa ligne. En somme, je dirais que l'objectif était d'apprendre à rouler sans blesser les autres cyclistes. Vers le milieu de l'été, les membres de mon club se sont rendus à Bromont, là où j'ai pu faire du vélo sur piste pour la première fois. Une fois de plus, je devais me concentrer sur les rudiments.

Un mois durant, l'été suivant, j'ai roulé sur piste toutes les fins de semaine. Les deux premières étaient consacrées à la tenue sur le vélo et aux habiletés de groupe. Les championnats provinciaux sur piste avaient lieu au cours de la troisième. Je me rappelle que mon entraîneur s'est approché des autres cyclistes avant l'affrontement en sprint, leur indiquant de prendre la tête. Il que, si j'étais à la tête et si un autre cycliste voulait me dépasser et se braquer devant moi au dernier tour, je ne sois pas en mesure de demeurer dans la voie des sprinteurs à une telle vitesse, ce qui se serait terminé en collision.

La semaine suivante, les championnats nationaux sur piste avaient lieu. Mon entraîneur m'a annoncé que je ne pourrais louer l'un des vélos sur place, à la piste de Bromont. Je me suis donc rendu à l'atelier de vélos de mon coin, soit chez le détaillant Cycle Power, pour leur demander s'il pouvait me prêter un vélo. Le propriétaire, Ken Power, était des plus heureux de monter un vélo pour moi, à partir d'un cadre qu'il prévoyait lui-même utiliser à titre de simple moyen de transport. Bien que le cadre fût quelque peu petit, j'étais satisfait de ce que l'on pouvait bien m'offrir. Le petit MASI Cotello vert s'est avéré fidèle, lui qui m'a depuis permis de remporter trois médailles d'argent.

Lorsqu'il était question de tactiques, je ne sais trop qui j'exaspérais le plus, entre mes entraîneurs et les autres cyclistes, avec mes questions constantes au sujet des stratégies et des motifs derrière chacune d'elles.

Dans la plupart des cas, je finissais par courir avec mes jambes, non pas avec ma tête. J'étais toujours à l'affût d'une attaque pour être prêt à réagir quelle que fût la façon. Au cours de la saison 2011-2012 de patinage de vitesse, je me suis assuré d'avoir le temps de faire du vélo sur mon appareil trainer ou mon dispositif à cylindres rollers deux fois par semaine. Malheureusement, je n'ai pu prendre part qu'à l'un des camps d'hiver de cyclisme sur piste. Mon objectif pour la saison 2011-2012 de patinage était de représenter mon pays aux Championnats du monde junior de 2012. Avec regret, à cause d'un petit problème de genou et d'un manque de glace disponible à Ottawa, mon rendement sur longue distance n'a pas été à la hauteur.

Ce revers m'a servi de motivation à l'aube de la saison 2012 de cyclisme, par rapport à laquelle j'avais le même objectif en vue des Championnats panaméricains junior. Cette fois, j'ai atteint mon objectif. Avant la tenue de l'événement, je ne savais guère à quoi m'attendre de moi-même parce que je venais peine de finir ma saison de patinage de vitesse. Par contre, une fois que la course a commencé, j'ai remarqué que mes résultats se mesuraient très bien aux résultats des autres cyclistes; aussi mon objectif a-t-il changé : je voulais désormais remporté une médaille. J'ai vu que j'avais une chance dans le cadre des essais de l'affrontement en sprint, alors que j'ai terminé au quatrième rang, à peine à 0.03 du premier rang.

Malheureusement, les autres cyclistes savaient quand attaquer et à quel degré d'intensité le faire; j'étais relégué à devoir réagir de quelque façon que ce fût. La meilleure de l'événement est que je me suis amélioré d'une ronde à l'autre. Ma course était passée d'un exploit de force brute à jouer au chat et à la souris. Force était d'admettre que je n'avais pas la connaissance exigée pour jouer à ce niveau.    

Vincent De Haître a été champion du monde à de multiples reprises et détenteur de records canadiens. Il s'est consacré au cyclisme sporadiquement au cours des dernières années, mais il entend s'y lancer à temps complet pour les Jeux olympiques de 2020.

Portrait d'athlète en cyclisme

Vincent De Haître a été plusieurs fois champion du monde et détenteur de records canadiens. Il s'est consacré au cyclisme sporadiquement au cours des dernières années, mais il entend s'y lancer à temps complet pour prendre part aux Jeux olympiques de 2020.
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© 2018, Vincent De Haître. Athlète olympique canadien multidisciplinaire. Créé par: Chabo Communications & Design

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